Privé d’insouciance

Depuis cette triste nuit,
Depuis ce terrible récit,
Qui paraît irréel
Mais pourtant bien réel,
Nos vies ont changé,
Quelque chose en nous s’est brisé.

La peur a envahi notre être
Qu’on veuille ou non l’admettre,
Des cauchemars, des pensées
D’un nouveau genre, ont fait leur arrivée.

On n’aurait pas rêvé avant
D’être tué sur un banc,
On ne se rendrait pas malade
À l’idée d’aller dans un centre commercial,
On ne paniquerait pas
Devant une Djellaba.

Même si l’on refuse ce constat,
Qu’on ne l’accepte pas,
Pour montrer à ces meurtriers
Qu’ils n’ont pas gagné,
Qu’on vit sans rien changer
De nos gestes, de nos faits,
Qu’on continue à s’amuser
Faire la fête, se rassembler,
Sans faire d’amalgame
Avec la religion musulmane,…

On ne peut pas nier
En nous tous, cette pensée,
Cette infime doute
Présent sur notre route
À chaque fois qu’une situation nous rappelle
De près ou de loin ces malheureuses scènes,
Ruinant ainsi toutes nos chances
De retrouver un jour, notre insouciance.

— Suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris —

EXTRAIT DU LIVRE NOUS.EMOTIONS

Projet de livre en cours de finalisation
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